En 2017 un réchauffement alarmant.

Pour ceux qui lisent l’anglais, je recommande la lecture d’une série d’articles dont le dernier est paru il y a 8 jours dans le New York Times. Il s’agit de trois publications interactives illustrées de vidéos et de cartes dynamiques qui expliquent les constats alarmants des scientifiques américains de la base Antarctique de McMurdo. Ces derniers ont constatés qu’une partie important de la calotte glaciaire (ice sheet) de l’Antarctique de l’ouest repose sur un socle rocheux inférieur au niveau des mers. Cette situation le rend fragile et instable car d’avantage soumis aux courants marins chauds. Selon de récents modèles et à la lumière de ces constats cette fonte accrue de l’Antarctique, qui représente 60% des réserves en eaux douce de la planète, pourrait faire élever le niveau des mers de 2 mètres d’ici la fin du siècle.

le guide Manu Guy oberve une puissante bédière sur l’ice Shelf Lazaref

Les scientifiques manquent cependant de données pour pouvoir prédirent un délais précis mais une course contre la montre est lancée pour recueillir d’avantages d’informations.
J’ai eu l’occasion de me rendre en Antarctique et d’y passer plus de 2 mois cette année, j’ai été impressionné par les phénomènes de fonte que j’y ai constaté. L’avion qui devait nous récupérer n’a d’ailleurs pas pu se poser sur la glace instable et notre retour a été différé de près d’un mois, ce qui n’était jamais arrivé. J’ai parcouru régulièrement l’ice shelf Lazarev (glacier flottant, prolongeant de la calotte vers la surface de l’océan) j’y ai exploré des grottes de glace, j’ai surtout été impressionné par les immenses bédières qui coulaient à sa surface, selon mes collègues Russes présent sur place depuis de nombreuses années ce phénomène n’avait jamais atteint une telle ampleur.
Quelques mois auparavant je m’étais rendu sur la côte est du Groenland avec une équipe de skieurs et un glaciologue. Le même constat alarmant, il fait chaud voir très chaud au sur la calotte glaciaire Groenlandaise à 70 degrés nord en Avril ! Nous y avons réalisé des carottages qui mettent en évidence une croûte de glace dure (probablement de la pluie!) dans la couche superficielle neigeuse de la calotte. Cette dernière rendrait l’épais manteau neigeux imperméable et provoquerait une accélération des écoulements d’eau vers la mer.

Le scientific Alun Hubbard greenland ice sheet avril 2016

En Mars cette année, j’étais en Sibérie sur le lac Baikal, j’y ai guidé une équipe de skieurs aveugles ou mal voyants. Là bas l’effet combiné d’hiver trop chauds (nous n’avons jamais eu froid pendant ces 10jours a parcourir les montagnes du sud du Lac) et d’émission de méthane (l’activité tectonique profonde libère ce dernier) font fondre vite la glace au printemps perturbant la reproduction du phoque annelé un animal endémique de la région ainsi que des phytoplanctons à l’autre bout de la chaine alimentaire.

Des faits qui illustrent encore les conséquences d’un réchauffement qui s’accélère.

Le géologue Wes Farnworth de l’UNIS plonge dans l’océan Arctic, depuis le pont de Opal dans l’archipel du Svalbard en mai 2017.

BIBLIOGRAPHIE:

https://www.aber.ac.uk/greenland/index.shtml

https://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=83646

https://www.nytimes.com/interactive/2017/05/18/climate/antarctica-ice-melt-climate-change-flood.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=photo-spot-region&region=top-news&WT.nav=top-news

Pierre Muller

Verdon

Au printemps les grimpeurs adorent se rendre au Verdon, la douceur est en avance en Provence. La Palud, c’est le meilleur endroit pour séjourner à proximité des gorges. C’est un village provençal typique où l’on rencontre toute les générations et tout les styles de grimpeurs. C’est un peu l’équivalent francais du Yosemite aux Etats Unis, un endroit emblématique ou les récits des grimpeurs relatés au bar deviennent l’histoire de l’escalade en France. Francois Guillot et Joel Coqueugnot ont ouvert en 1968 La Demande, au cours de l’ascension,l’un a demandé la main de sa fille au second. Ils n’avaient pas peur les « anciens » de se lancer dans cette interminable fissures seulement armés de deux pitons et de quelques sangles pur « cravater » les cades. Mon ami Stephane Troussier a été un acteur des années 70, pour lui une des aventures qui résume l’esprit de ces années a été l’ascension en solo de la Ula par Jacques Foucques. Il était chaussé de chaussures de montagne pour aborder cette difficile fissure en 6b. Stephane a en outre participé à l’ouverture de la très célèbre Pichenibule, avec Jacques Perrier (Pschitt, onomatopée qui reproduit bruit que fait une bouteille de Perrier quand on l’ouvre) il se souvient de cette belle saga et surtout de la marche en rive gauche des gorges un jour de pluie. Les gouttes d’eau traçaient le cheminement possible dans la raide paroi de l’Escales, elles leurs ont permit d’imaginer cette superbe ligne. Avec Daila nous avons gravi Megafoot une voie bien typique de ces années, elle a été ouverte par les frères Remi eux aussi d’infatigables ouvreurs de ces années 80.La dernière longueur en 7a+ dans un superbe et vertigineux bombé gris restera une référence dans ce niveau de difficulté. Les années 80 sont aussi celles de Patrick Edlinger, le charismatique « Blond » originaire de Dax avait choisit la Palud pour s’établir et faire de l’escalade un style de vie. Il a contribué a faire connaître au monde entier ce petit village des gorges. On le voit vivre, grimper et s’entrainer dans les films de Paul Janssen « La vie au bout des doigts » et « Opéra vertical ». Dans les années 90 l’UCPA a choisit d’établir au coeur du village un centre de vacances sportives dédié à l’escalade et au canyoning. Sous l’impulsion de son directeur, le guide Michel Suhubiette, beaucoup de voies de niveau 5+ et 6 on été ouvertes et solidement équipées. Elles ont permis à un plus large public d’aborder les murs gris de l’Escales jusqu’alors réservés à une élite. « Les marches du temps » est une voie de ces années elle remonte une dalle grise, vertigineuse et technique en 7a bien équipée. Graou, alias Bruno Clément aura incontestablement marqué les années 2000, il a ouvert une liste sans fin de voies sublimes sur les deux rives, il a remis a la mode la rive gauche jusqu’alors un peu oubliée. Daila a gravit l’année dernière un de ses chef d’oeuvre la difficile « Tom et Je ris » , une colonne de 60 mètres en 8b+. Cette année elle est venue a bout de Hulkosaure une ligne fantastique suspendu à 200 mètres au dessus du Verdon dans la grotte de Hulk. Nous avons achevé notre séjour par l’ascension de « Alix Punk du Verdon », cette voie offre 10 longueurs soutenues entre 6c et 7b+ l’escalade y est très plaisante athlétique tout les confortables relais permettent de se reposer avant d’aborder la suite. La forêt d’Annot n’est pas très loin de la Palud, elle offre un terrain de jeu infini pour les amateurs d’escalade sur blocs. C’est incontestablement un des plus beau spot Francais après Fontainebleau. Les frères Semiond y organisent tout les ans un contest d’escalade sur bloc, c’est une belle occasion de découvrir ce lieu magique. Enfin on ne peu pas oublier de mentionner les premières baignades de la saison dans le lac de Sainte Croix, les déambulations dans les ruelles étroites de Moustier, et début juin les premières odeurs de Lavande non loin sur le plateau de Valensol…Les Photos sont de Jan Novak et Phil Bence. Verdon Photo Jan Novak Verdon 19 Verdon 17 Verdon 16 Verdon 14 Verdon 11

les Marches du temps

les Marches du temps

Mégafoot

Mégafoot

Verdon 7 Verdon 8 Verdon 9

Hulkausore

Hulkausore

Verdon 4 Verdon Verdon 2

Mégafoot

Mégafoot

Verdon 1

Freeski en Oetztal

Je n’ai pas hésité longtemps a répondre à l’appel de mes amis Autrichiens lorsqu’ils m’ont annoncées des conditions exceptionnelles en Oetztal.

Il a neigé tôt cet hiver en Oetztal comme souvent.

Obergurgl est une station de ski située au fond de la profonde vallée de l’Oetz, après Solden. Elle est soumise aux perturbations du sud comme chez nous le Queyras. Cet hiver a donc bien commencé pour eux avec une limite pluie-neige haute et une neige bien collante, toutes les faces même les plus raides ont été plâtrées.

Des conditions de rêve, pour skier des glaciers raides des faces engagées qui normalement ne se skient qu’au printemps.

Silvia Ennemoser est guide, monitrice de ski et institutrice à Obergurgl, elle est née et a grandit ici, elle connait les montagnes comme sa poche et randonne tout les jours de l’hiver dans les environs.

C’est le guide rêvé pour nous accompagner sur les pentes les plus raides de l’Oetztal.

Il n’y a pas de vent, l’anticyclone campe sur les Alpes, nous en profitons pour skier des lignes rarement en conditions.

En cette fin novembre, la neige autorise le ski jusqu’à 2000 mètres en face nord, qu’à cela ne tienne Obergurgl est à 2000 mètres d’altitude. Les remontées mécaniques permettent l’accès à de profondes vallées par des bascules souvent raides et très alpines ! Un superbe terrain.

Il nous faudra souvent faire la trace pour rejoindre des sommets qui culminent à environ 3400 mètres, nous choisissons des pentes nord ou ouest , la neige est froide en surface et très stable.

Depuis Hohe Mut, une télécabine du domaine skiable de Obergurgl, nous accédons à Rotmoostal (une vallée au sud) de là nous gravissons l’Eiskogel et le Seelenkogel, deux classiques du coin. Pour le lendemain Silvia a repérée la face nord du Granatenkogel. On accède à Ferwaltal (la vallée au pied de la face) depuis la Roskarschneid, une télécabine située à l’entrée du village.

Les pentes qui donnent accès à cette profondes vallée sont raides, l’enneigement est parfait, l’écharpe neigeuse que nous choisissons de skier est très belle et aérienne.

La face nord du Granatenkogel est inclinée à 40° en moyenne, on atteint le sommet par une superbe arête, le sommet est aérien et comme souvent dans le Tyrol coiffé d’une croix.

Nous faisons les premières traces de l’hiver dans cette superbe face.

Du sommet nous n’avons eu d’yeux que pour le Hochfirst, ce serra notre objectif de demain, une pente à 50° sur 400 mètres puis un glacier vallonné.

Retour donc le lendemain sur Hohe Mut pour basculer cette fois dans Gaisbergtal.

C’est toujours un peu angoissant d’aborder à froid en descendant de la télécabine ces pentes raides. Cette fois Mitch Tolderer mon ami « snow boarder » de Innsbruck nous accompagne. J’ai connu Mitch quand je travaillais pour le Freeride World Tour. Il est auréolé d’un titre de champion du monde, et le premier a avoir mis fin aux années de domination de Xavier Delerue. C’est aussi un jeune médecin, il incarne bien l’esprit sportif de ce pays où l’on peut combiner des études et du sport au plus haut niveau. J’apprécie beaucoup Mitch, son enthousiasme est intarissable, il aime les Alpes, l’effort et les belles lignes. Son style est fluide et engagé, il garde un esprit montagnard comme beaucoup d’Autrichiens.

Le Hochfirst est une beau sommet, sa cime est élancée et très alpine, sa face nord est raide et rarement en condition. L’objectif motive Mitch, qui n’a pas encore eu l’occasion de skier cette face, Theresa et Silvia sont elles toujours aussi enthousiastes.

Cette pente se révèle être en superbe condition, Silvia dans son style irréprochable l’aborde en première et enchaine une godille parfaite sur toute la hauteur, la raideur ne lui fait pas peur.

Mitch, rider puissant, fait deux virages courts pour tester la pente, puis part en grandes courbes, il rejoint très vite Silvia en bas de la face.

Nous finissons la journée dans un superbe terrain vallonné, la neige est exceptionnelle pour une fin novembre, Obergurgl est assurément un paradis de la Rando freeride.

Hochfirst video

silvia web

 

Ski de randonnée Tessin

Stephan voulait aller en Suisse centrale pour randonner cet hiver, depuis Strasbourg il est facile de se rendre à Andermatt en train, nous nous sommes donc donné rendez vous à l’hôtel Gerig de Goschenen au pied du Sustenpass.

Les conditions météo particulières de cet hiver nous ont vite décidées à traverser le tunnel du Gothard pour quitter le vent, la douceur et le manque de neige du nord et trouver froid et belle neige à Airolo.

J’étais bien inspiré sur ce coup (c’est pas toujours le cas!) et après 17 km sous les Alpes la surprise était de taille, Airolo croule sous des mètres de neige, il fait frais, il n’y a pas de vent !

Nous avons trouvé un super hébergement dans le Val Bedretto à Ronco, et pour les randos c’est Nufenenpass qu’il faut, la carte Suisse 265S.Le premier jour nous sommes allé vers la Cabane Cristallina, le lendemain c’est le Val Cavagnolo que nous avons exploré.

Pour le dernier jour avec encore 30 cm tombé dans la nuit en plus des plus de 3 mètres nous avons opté pour du hors piste à Airolo.

Le domaine est sympa et offre de nombreuses possibilités, les locaux tracent peu en hors piste, il y a de la forêt, bref de quoi passer une superbe journée sur ce petit domaine fort sympathique du Tessin, ici c’est déjà un peu l’Italie…

image_1

 

ski de randonnée au Groenland, côte est

Nous sommes de retour parmi les humains urbains !

  17 jours fantastiques qui pourraient se résumer par quelques chiffres :

10 jours de ski avec de très belles ascensions mais aussi de très belles et ludiques descentes sur des pentes peut-être jamais skiées!

4 jours d’avions + hélicos divers et variés

2 jours de transhumance en « dog sledges » ou en français traineaux & chiens pour nous déplacer sur de grandes distances

1 jour de bateau pour aller à la chasse aux phoques

15 à 25 cm d’épaisseur de banquise cassée avec l’étrave de notre hors-bord pour se frayer un chemin dans le fjord

0 blessures avec tout de même beaucoup d’ampoules aux pieds, mais 3 médecins dans l’équipe (un en particulier avec un diplôme de soigneur d’ampoules…)

-15° la nuit & température souvent négative le jour (hormis en plein soleil ou nous avons même fait du nudisme… à suivre plus tard…)

1 jour avec des nuages bas, le reste du temps soleil magnifique

2 fusils à pompes + 10 balles pour se protéger des ours (que nous n’avons pas vu hormis des traces de pattes… et c’est tant mieux ainsi)

1 phoque tué d’une balle parfaitement placée en pleine tête, 3 phoques qui ont réchappés à notre chief hunter Tobias

3 viandes nouvelles mangés : le phoque, la baleine et le l’ours polaire : toutes excellentes

33 cl de bière sur 12 jours de raid pour 10 gaillards, c’est peut-être le chiffre le plus impressionnant !!! (hormis dans notre cabane au sommet de Tiniteqilaaq…)

2h par nuit par binôme de surveillance du campement avec nos fusils : on se rassurait en pensant lutter à armes égales avec les ours !!!!

Et tellement d’autres choses…

Alors plutôt que de grands discours, voila quelques photos en avant première qui vous permettront de comprendre ce qu’est la côte Est du Groenland : un endroit magique, pas ou très peu habité, quasiment aucun touriste (seuls quelques aventuriers fêlés comme nous…), des montagnes aigues et finalement assez accueillantes, des glaciers monstrueux, des fjords totalement gelés ou partiellement en débâcle pour permettre le passage d’icebergs majestueux, une calotte glacière « l’inlandsis » à portée de vue, une aventure humaine de 10 gaillards…

10 gaillards, tous à forte personnalité mais qui ont tous eu la capacité de privilégier le groupe avant l’individu. Dans ces contrées particulièrement inhospitalières d’un point de vue climatique et des ours, dans un exercice physique rustique et fatiguant qu’est le ski de rando, c’est une assurance tout risque (spéciale dédicace pour Claude…) de revenir entier et toujours potes.

Un grand merci à tous nos partenaires pour l’aide précieuse à monter cette expédition, et aussi une bise appuyée à nos 2 guides de haute montagne Pierre et Pascal (alias Pedro et Pimpin) qui ont été parfaits et ont su nous ramener en pleine forme !

 

Les photos

Sur les traces de Gaston dans les Calanques.

Stéphane et moi devions faire de l`alpinisme dans le massif du Mont Blanc ce printemps, finalement les conditions et la météo se présentaient mal, il n’a pas été difficile à convaincre pour transformer cette virée hivernale en escalade dans les Calanques.

Le rendez vous est donné à Marseille Saint Charles pour un séjour à Cassis. Il ne connaît pas les Calanques, ni le Cap Canaille. Cassis est un camp de base Idéal et finir des journées d`escalades bien remplies par une bière ou un pastis sur le port, c`est génial!

Le premier jour nous sommes allé à Canaille, nous y choisissons deux jolies voies courtes et peu engagée pour cette journée où le ciel est menaçant. Nous basculons dans les rappels impressionnants d' »Ouvreur de bouse », la voie est raide, le rocher ne surprend pas mon client et ami qui est un habitué au grès des Vosges du Nord.

Nous enchaînons ensuite sur « Bourreur de Rousses », l`autre voie classique mais un peu plus difficile du secteur.

Le lendemain, nous optons pour le coeur des Calanques, Pascal Arpin nous a recommandé une très belle voie à l`Aiguille de l`Eissadon, « sur les traces de Gaston », elle propose une escalade variée au-dessus de l`eau pour finir sur la superbe Aiguille, d’où l’on redescend en deux rappels.

On déjeune au bord de l`eau et pour remonter sur le plateau nous choisissons d’emprunter l’éperon ouest de l’Eissadon, vieille voie classique et peu équipée..

Au total 16 longueurs d`une très belle escalade,qui offrent un beau panorama de l’escalade dans les Calanques, le retour à pied avec la lumière rasante enflamme les falaises du cap Canaille… Encore deux superbes journées d’escalade maritime passées dans les Calanques.

Foliette et Andouillettes

Depuis le haut des pistes Sainte Foy un très beau hors piste est facilement accessible, la face nord de la Pointe de Foliette, il conduit dans le superbe vallon de la Motte jusqu’au village du Miroire.

Ma soeur en rêvait depuis longtemps, avec elle et Philippe son mari nous nous sommes organisé une bien belle journee le week end dernier. Pour récupérer d’un tel effort, il fallait bien une andouillette chez Merie au Miroire…

 

 

Free ride à Andermatt et Disentis

C’est où Andermatt?

Quelque part en Suisse derrière le Saint Gotthard et le Furkapass.

Le nom, beaucoup de skieurs le connaissent c’est un spot de free ride souvent bien enneigé, il fallait y aller!

Depuis le we dernier, c’est chose faite j’y ai organisé une virée de 3 jours. De Briancon, il faut se rendre a Milan, Come, puis Lugano ensuite remonter le Tessin, Andermatt est caché de l`autre coté du tunnel du Saint Gotthard.

Le premier jours nous avons découvert le domaine hors piste de la station, 3 itinéraires de 1500 mètres de dénivelé, Guspi, Felsental et la Girafe. C`est superbe d’arriver à Hospental, petit village sur la route du col du Saint Gotthard fermée en hiver. Ensuite un taxi nous ramène à la benne en 5 minutes pour un nouveau run!

Le lendemain, il fait moins beau, nous avons choisit de randonner du cote de l`Oberalppass vers le Pazzolastock. Ia visibilite est mauvaise mais la combe que nous avons choisit pour descendre vers Tchamut est en très bonne neige. Retour par le train jusqu’à l`arrêt Natschen et descente sur Andermatt.

Pour le dernier jour, j’avais en tête un itinéraire dont m’avait parlé Ulli, mon copain guide Allemand de Garmish, il m`a conseillé d’aller à Distentis. Trois télésièges montent sous la cime du Piz Ault, on colle les peaux et on passe derrière une arête avec une petite via ferrata, puis 500 mètres de dénivelé sur un glacier mènent à l`Oberalpstock. La vue sur la Bernina est splendide, derrière c’est le Val Strem, 2100 mètres de descente jusqu’à Sedrun, où l’on reprend le train.

Pour l`hébergement à Andermatt nous avons séjourné au Schweitserhoff, c`est une bonne adresse l’acceuil est sympa en 5 minutes a pied on a accès aux remontées. Il y a aussi l’hôtel Aurora, juste en face du téléphérique ou beaucoup d`autres hôtels plus luxueux..

Pour skier il faut 3 cartes: Disentis, Sustenpass et Nufenenpass, à Andermatt on trouve aussi la carte  » Andermatt free ride map ».

Andermatt, c’est un must!

La Dent Parrachée avec les skis

Hier Erwan m’a proposé de faire un voiture commune pour un aller-retour en Maurienne, il faut dire que de Briancon à Modane par le Fréjus il n’y a qu’une heure.

Nous avons choisit de profiter des remontées mécaniques de Aussois pour gravir la Dent Parrachée, les conditions en face sud et sud ouest devraient être bonnes.

Départ du haut des pistes de Aussois pour 1000 mètres, d’abord dans le beau vallon de Fournache, puis depuis la brèche , vers les pentes sud vertigineuses qui surplombent Termignon. L’arête finale est très aerienne et du sommet la vue est  degagée vers les Ecrins, la Vanoise et le massif du Mont Blanc.

Pour la descente nous retournerons par le même itinéraire, attention toutefois au passage de la brèche, la chute y est interdite.

Le final serra en excellente neige de printemps « revenue ».

Merci a mes potes pour cette excellente idée, « la Maurienne finalement c’est pas si loin et il y de sacrées belles randos »..

rappelles toi que tu es un homme

Il y a quelques jours quand Giles m`a demandé si il y avait des cascades de glace en condition je lui ai répondu de façon laconique que  « rappelles toi que tu es un homme » était en condition…Quand il m’a dit,  » je suis méga chaud » j`ai été obligé d’accepter de le suivre.Nous voilà parti, réveil à 5 heure pour un rendez vous à l’Argentière à 6h direction le vallon de Couleau au-dessus de Châteauroux les Alpes où Christophe Moulin il y a quelques années a déniché ce joyaux! Il faut une heure le long de la piste forestière en ski de randonnée pour nous rendre à l’attaque de la voie et là, un M8 te cueille a froid, en traversée en plus. Il y a quelques pitons plantés par le maître,  juste pour te montrer le chemin et t’encourager a faire un pas de plus … Le relais est là, bas caché derrière cet éperon, mais le pas avant?? Giles s’engage,  sa technique est sure, ses coincements de lames impeccables, pour le dernier mouvement il posera ses piolets sur ses épaules et il le ferra avec ses mains.. »I’m safe! »

Je le rejoint, « pas facile en effet » et dangereux, la chute en traversée avec un piton fragile tout les 6 mètres environ, ca me fait pas rêver…Du relais, c`est partit pour 200 mètres de glaces extrêmement raide, déversante…Au pied du dernier ressaut c`est une véritable douche qui nous attend. Notre décision est vite prise, sous cette cascade glaciale qui recouvre nos vestes d’une carapace givrée, nous n`avons plus envie de grimper, nous installons le premier rappel sur des lunules de glace que nous confectionnons a la hâte ..

Au pied de ces orgues glacés nous rechaussons nos chaussures de ski gelées pour filer vers la voiture et rassurer nos amis.

Bravo à Christophe pour cette très audacieuse ouverture, et merci mère nature pour ce joyaux qu`il faut mériter…